Nous voici déjà rendu au premier dimanche du mois d’avril 2017. Rendons gloire à l’Éternel notre Dieu, car il est le bon berger. C’est lui qui nous a gardés tout au long des trois premiers mois de 2017 et, par sa grâce, c’est lui qui nous conduira vers le deuxième trimestre de l’année.

Si je fais le bilan des trois premiers mois, deux mots s’impriment dans mon esprit : Réveil spirituel. Depuis le début de l’année, la Communauté évangélique de Pentecôte vit un réveil spirituel. La présence de Dieu est manifeste au milieu de nous. Le Saint-Esprit nous conduit et agit dans la vie de l’Église. Chaque semaine, le Seigneur ajoute des âmes à la grande famille de la CEP. La convention des femmes d’influence représente le moment fort du premier trimestre. Ce fut un temps particulièrement béni pour tous ceux et celles qui y ont participé. Les réunions de semaine, quant à elles, sont le lieu de rendez-vous par excellence pour se ressourcer et se nourrir. Quelle que soit les rencontres, j’ai été émerveillé de constater le taux élevé de participation.

Notre thème de l’année : 2017, année de conquête a été tiré du texte de Deutéronome 2.24-25.

24Levez-vous, partez, et passez le torrent de l’Arnon. Vois, je livre entre tes mains Sihon, roi de Hesbon, l’Amoréen et son pays. Commence la conquête, fais-lui la guerre! 25Je vais répandre dès aujourd’hui la frayeur et la crainte de toi sur tous les peuples qui sont sous le ciel; et, au bruit de ta renommée, ils trembleront et seront saisis d’angoisse à cause de toi.

Dans ce passage, l’Éternel s’adresse au peuple d’Israël qui vit dans le désert depuis quarante ans dans l’attente de sa délivrance. Nous sommes en présence d’un peuple découragé, désespéré, fatigué de vivre dans le désert et confus de ne pas comprendre le plan de Dieu pour sa vie. C’est un peuple qui a un goût amer de la vie. Ici, le mot d’ordre de Dieu est simple, mais combien puissant : commence la conquête. Oui, un jour nouveau se lève, une nouvelle saison commence (c’est la fin du désert), marchons vers l’accomplissement!

La conquête c’est :

  • le moment où Dieu nous visite,
  • le moment où Dieu intervient dans nos familles,
  • la manifestation de la fidélité de Dieu pour accomplir son plan divin dans nos vies,
  • Dieu qui nous mobilise au combat pour nous faire entrer dans sa bénédiction.

Un homme qui part à la conquête s’appelle un conquérant. Nous sommes tous des conquérant(e)s. Chacun de nous est engagé dans la conquête de sa santé, de son emploi, de l’unité familiale, de ses finances, etc. Pour vous aider à bien mener votre conquête, le Seigneur met dans mon cœur une série de messages sur le thème : Changer pour mieux conquérir.

Ces messages dirigeront nos regards vers nos ainées et nos pères dans la foi (Hé 6.12). Ils nous serviront de source d’inspiration pour cette année de conquête. Le premier personnage que nous observerons s’appelle Abraham. Il est notre père dans la foi. Il a mené avec succès une double conquête : celle du pays et celle de la fécondité. La clé de sa réussite s’appelle le changement.

CHANGER POUR MIEUX CONQUÉRIR

Il y a un appel sur la vie d’Abraham et à cet appel s’attache une promesse grandiose qui changera complètement sa vie et celle de sa descendance.

13Lorsque Dieu a fait la promesse à Abraham, comme il ne pouvait pas prêter serment par plus grand que lui, il a juré par lui-même 14en disant: Certainement, je te comblerai de bénédictions et je multiplierai ta descendance. 15C’est ainsi qu’après une attente patiente Abraham a obtenu ce qui lui avait été promis. 16Or, les hommes jurent par plus grand qu’eux et le serment est une garantie qui met fin à toute contestation. 17C’est pourquoi Dieu, voulant montrer plus clairement encore aux héritiers de la promesse le caractère irrévocable de sa décision, est intervenu par un serment. 18Ainsi, par deux actes irrévocables dans lesquels il est impossible que Dieu mente (Hébreux 6.13-18).

Dieu fait une belle promesse à notre père Abraham : Je te comblerai de bénédictions et je multiplierai (6.14). Pour lui donner l’assurance qu’il accomplira ce qu’il lui promet, il lui fait un serment. Étant donné que Dieu est au-dessus de tous, ne pouvant jurer par personne de plus grand que lui, il a juré par lui-même en affirmant certainement, j’accomplirai ma promesse. Donc Abraham a deux choses irrévocables sur lesquelles se reposer : la promesse et le serment de Dieu.

En Galates 3.29, l’apôtre Paul nous révèle que nous sommes héritiers de cette promesse car nous sommes descendants d’Abraham par la foi. Or, voici la promesse que Dieu fait à chaque conquérant(e) : Je te comblerai de bénédiction et je te multiplierai.

Abraham est le premier conquérant de la Bible. Chaque fois qu’il est cité, les Écritures le présente comme étant un modèle de foi et de persévérance. Pour entrer dans l’accomplissement de cette promesse, Dieu prépare Abraham à faire trois changements dans sa vie; des changements que tous les conquérants sont appelés à faire.

Changer de territoire

Alors qu’Abram vivait encore dans son pays d’Our-des-Chaldéens (Mésopotamie) Dieu se révèle au patriarche et lui adresse un appel précis :

1Va-t-en de ton pays, de ta patrie, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai. 2Je ferai de toi une grande nation, et je te bénirai; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. 3Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi. (Genèse 12.1-3)

Dieu demande à Abram d’aller dans un autre territoire. Le patriarche et sa famille quittent donc leur pays pour aller vers un endroit que l’Éternel leur montrerait. Ils s’arrêtent à Charan et s’y installent. Pourquoi s’arrêter à mi-parcours? La fatigue, la santé, le climat? Abram respecte la volonté de son père, mais immédiatement après sa mort, il poursuit sa route vers Canaan. Vous aurez constaté que, dans ce passage, le changement auquel Abraham est appelé est d’ordre géographique. Il part d’un pays vers un autre pour entrer dans le plan de Dieu pour sa vie.

Le Seigneur nous appelle à changer de territoire. Nous avons traversé l’année 2016 en marchant vers l’année de conquête. Chemin faisant, nous nous sommes peut-être arrêtés dans une ville. Dans quelle ville me demanderez-vous? Dans la ville du découragement, de la frustration, de la défaite, du manque de zèle, du manque de passion pour Christ, de l’épuisement, de la révolte, etc. Comme Abraham, Dieu nous demande de changer de territoire. Il nous commande de reprendre notre marche vers le pays de Canaan, le pays de paix, de joie, de communion, de passion, d’amour, de service, de détermination et de productivité. C’est à cela que le Seigneur nous appelle.

Changer de vision

Nous découvrons un deuxième changement au chapitre 13.

14L’Éternel dit à Abram, après que Lot se fut séparé de lui : Lève les yeux, et, du lieu où tu es, regarde vers le nord et le midi, vers l’orient et l’occident; 15car tout le pays que tu vois, je le donnerai à toi et à ta postérité pour toujours. 16Je rendrai ta postérité comme la poussière de la terre, en sorte que, si quelqu’un peut compter la poussière de la terre, ta postérité aussi sera comptée. 17Lève-toi, parcours le pays dans sa longueur et dans sa largeur; car je te le donnerai. 18Abram leva ses tentes, et vint habiter parmi les chênes de Mamré, qui sont près d’Hébron. Et il bâtit là un autel à l’Éternel.

Lot et Abram étaient très riches en troupeaux, en argent et en or. Or, la région où ils étaient ne suffisait pas pour qu’ils habitent ensemble. Il y eut donc une dispute entre les bergers de Lot et ceux d’Abram. Malheureusement, les richesses sont non seulement à l’origine des disputes, elles sont également souvent à l’origine de beaucoup de problèmes; elles conduisent à des querelles en rendant les hommes orgueilleux et remplis de convoitise. Attention! L’orgueil, les passions, les mensonges et les calomnies sont souvent à l’origine des discordes au sein même des familles et de leur entourage. Faisons attention au lien indéfectible du sang qui nous unis. C’est pourquoi, désireux de préserver l’unité familiale et d’éviter la dispute entre les bergers de Lot et les siens, Abram prend l’initiative de régler le problème. Étant plus âgé, il aurait pu, selon la coutume, choisir le territoire qu’il voulait occuper en premier, mais il laisse ce premier choix à Lot. Il accepte de courir le risque d’être lésé. Usons de sagesse comme Abram qui apprend une bonne leçon à Lot : rien n’est plus important que la famille, même si cela signifie que nos désirs ne seront pas satisfaits. C’est donc à son corps défendant qu’il propose à son neveu de se séparer. Abram est triste, découragé. Sa famille est disloquée et avec elle tous ses espoirs s’évanouissent.

Après le départ de Lot, Dieu dit à Abram : Lève les yeux, et, du lieu où tu es, regarde vers le nord et le midi, vers l’orient et l’occident. Par ses paroles, l’Éternel invite Abram à regarder plus loin, à élargir ses horizons, à sortir de ses limites pour entrer dans la vision de Dieu. Comme vous pouvez le constater, la vision de Dieu est grande, large et profonde. Abram ne peut pas la mesurer. La vision ne dépend pas de l’âge, des ressources ou de la capacité d’Abram puisque qu’elle vient de l’Éternel. Dieu invite le patriarche à entrer et saisir cette vision.

Dieu a une grande vision pour chacun de nous. Cette vision concerne la santé, le mariage, les études, le travail, etc. Détruisez les petites visions personnelles pour entrer dans la grande vision que le Seigneur vous a donnée.

Changer de nom

Au chapitre 17, nous découvrons un troisième changement important pour le conquérant.

1Lorsque Abram fut âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans, l’Éternel apparut à Abram, et lui dit : Je suis le Dieu tout-puissant. Marche devant ma face, et sois intègre. 2J’établirai mon alliance entre moi et toi, et je te multiplierai à l’infini. 3Abram tomba sur sa face; et Dieu lui parla, en disant : 4Voici mon alliance, que je fais avec toi. Tu deviendras père d’une multitude de nations. 5On ne t’appellera plus Abram; mais ton nom sera Abraham… 15Dieu dit à Abraham : Tu ne donneras plus à Saraï, ta femme, le nom de Saraï; mais son nom sera Sara (Genèse 17.1-5, 15).

Abram est engagé dans une marche avec Dieu. Il est âgé de cent ans. Depuis sa naissance, son père et sa mère l’ont appelé Abram. C’est d’ailleurs le nom qui figure sur son certificat de naissance et qui est inscrit sur le registre de l’État Civil de son pays natal Ours-des-Chaldéens.

Curieusement, lorsqu’il s’engage dans la conquête du pays promis, l’Éternel change son nom et celui de sa femme. Désormais, ils ne s’appellent plus Abram et Saraï, mais Abraham et Sara.

Dans la Bible, le changement de nom accompagne souvent l’attribution d’une fonction particulière. Dieu donne un nom nouveau à Abraham. Ce nom correspond à la promesse dont il est porteur.

Avant la conquête, tu portais un nom que tu dois maintenant changer.

Tu t’appelais je suis petit,

désormais, on t’appellera le grand homme (femme) de Dieu.

Tu t’appelais je ne suis pas capable,

désormais, on t’appellera homme d’onction, homme d’action.

Tu t’appelais chômeur,

désormais, on t’appellera chef d’entreprise.

Tu t’appelais endetté,

désormais, on t’appellera homme généreux.

Le Seigneur est sur le point de faire des nouvelles choses dans la vie d’Abraham, c’est pourquoi, il lui donne un nom nouveau. L’Éternel change le nom des hommes et des femmes qui marchent avec lui car il les conduit dans leur destinée. Il promet à la nation entière d’Israël qu’il lui donnera un nom nouveau.

Alors les nations verront ton salut, et tous les rois ta gloire; et l’on t’appellera d’un nom nouveau, que la bouche de l’Éternel déterminera (Ésaïe 62.2).

CONCLUSION

Nous sommes de la génération des conquérants. Chacun de nous est un conquérant selon le mot d’ordre que le Seigneur nous a donné cette année : Commence la conquête.

Préparez-vous aux changements que l’Éternel apportera comme il l’a fait pour notre père dans la foi : territoire, vision et nom.

Le Seigneur est sur le point d’accomplir de grandes choses dans votre vie et celle de cette Église. Le changement exige de la flexibilité pour entrer dans le temps nouveau de Dieu. La promesse de Dieu à Abraham est claire : je vous comblerai de bénédictions. Nous sommes héritiers de cette promesse de Dieu. Que le Seigneur vous comble de ses riches bénédictions.

Amen!

CEP/ Montréal le 02 avril 2017

Rév Joseph Kabuya Masanka, Ph.D.

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