INTRODUCTION

Nous avons débutés l’année 2017 sous le thème de la conquête et nous venons de terminer 2 semaines de jeûne et de prière pendant lesquelles vous et moi sommes venus régulièrement dans la maison de Dieu pour plaider notre cause et pour demander l’intervention de Dieu dans les différents dossiers que nous lui avons présentés. Or, je suis profondément convaincu que Dieu va agir, que Dieu va intervenir parce qu’il est le même hier, aujourd’hui et éternellement.

Pendant ces deux semaines de jeûne et de prière, vous avez été fidèles, vous vous êtes engagés et vous vous êtes donnés. Je voudrais de la part de Dieu, de la part de l’Église et de la part de mon épouse et moi-même vous féliciter d’avoir été braves et vaillants jusqu’au bout.

Je vous invite à faire monter des acclamations vers notre Dieu qui a permis cela.

Comme Israël devant Jéricho, les 2 semaines de jeûne et de prière que nous venons de passer ne sont que la première étape d’une conquête qui va durer 12 mois. Douze mois au cours desquels nous voulons expérimenter une victoire totale dans tous les domaines de nos vies. Acclamons le Seigneur!

  

CONQUÉRIR À GENOUX

Il n’est pas trop tard

1Après ces événements, le roi Assuérus accorda plus d’importance et de pouvoir à Haman, fils d’Hammedatha, l’Agaguite. Il lui donna une position supérieure à celle de tous les princes de son entourage. 2Tous les serviteurs du roi qui se tenaient à la porte du roi pliaient le genou et se prosternaient devant Haman, car cela correspondait aux ordres du roi à son sujet. Mardochée, cependant, ne pliait pas le genou et ne se prosternait pas. 3Les serviteurs du roi qui se tenaient à la porte du roi lui dirent : « Pourquoi enfreins-tu l’ordre du roi? » 4Comme ils le lui répétaient chaque jour et qu’il ne les écoutait pas, ils informèrent Haman de son attitude pour voir s’il persisterait dans sa décision. En effet, il leur avait dit qu’il était juif. 5Haman s’aperçut qu’effectivement Mardochée ne pliait pas le genou et ne se prosternait pas devant lui, et il fut rempli de colère. 6Cependant, il ne jugea pas suffisant de porter la main contre Mardochée seul. En effet, on lui avait révélé à quel peuple celui-ci appartenait et il chercha à exterminer tous les Juifs installés dans tout le royaume d’Assuérus, à savoir le peuple de Mardochée. 7La douzième année du règne d’Assuérus, le premier mois, c’est-à-dire le mois de Nisan, on jeta le « pour » – c’est-à-dire le sort – devant Haman pour chaque jour et chaque mois successivement, et le sort désigna le douzième mois, c’est-à-dire celui d’Adar. 8Haman dit alors au roi Assuérus : « Il y a dans l’ensemble des provinces de ton royaume un peuple unique, bien que dispersé, qui reste bien à part parmi les peuples. Il a des lois différentes de celles de tous les autres peuples et n’applique pas celles du roi. Le roi n’a aucun intérêt à le laisser tranquille. 9Si donc tu le juges bon, qu’on donne par écrit l’ordre de les faire disparaître. Ce sont 300 tonnes d’argent que je remettrai aux fonctionnaires pour le trésor du roi. » 10Le roi retira l’anneau de sa main et le donna à Haman, fils d’Hammedatha, l’Agaguite qui était l’adversaire des Juifs, 11et il lui dit : « L’argent et ce peuple sont à ta disposition. Fais-en ce que tu voudras. » 12On convoqua les secrétaires du roi le treizième jour du premier mois et l’on écrivit un message en tout point conforme aux ordres d’Haman et adressé aux satrapes du roi, aux gouverneurs de chaque province et aux chefs de chaque peuple, à chaque province dans son écriture et à chaque peuple dans sa langue. Le message fut écrit au nom du roi Assuérus et l’on y apposa l’empreinte du roi. 13Les lettres furent envoyées par l’intermédiaire de coursiers dans toutes les provinces du roi. Elles disaient qu’il fallait en un seul jour – le treizième du douzième mois, c’est-à-dire le mois d’Adar – exterminer, massacrer et supprimer tous les Juifs, jeunes et vieux, petits enfants et femmes, et procéder au pillage de leurs biens. 14Une copie du document devait être donnée avec force de loi à chaque province et être communiquée à tous les peuples afin qu’ils soient prêts pour ce jour-là. 15Les coursiers partirent sans tarder, sur ordre du roi. L’édit fut aussi proclamé à Suse, la capitale, et, tandis que le roi et Haman s’installaient pour boire, la ville de Suse était plongée dans la consternation. (Esther 3.1-15)

16« Va rassembler tous les Juifs qui se trouvent à Suse et jeûnez pour moi! Ne mangez et ne buvez rien pendant trois jours, ni la nuit ni le jour. Moi aussi, je respecterai un tel jeûne avec mes servantes, et c’est dans ces dispositions que je pénétrerai chez le roi : j’enfreindrai la loi et, si je dois mourir, je mourrai. » 17Mardochée s’en alla faire tout ce qu’Esther lui avait ordonné. (Esther 4.16-17)

Le récit que nous venons de lire fait référence au peuple d’Israël qui est alors dans le royaume de Perse. Être captif, ça signifie être en prison. On peut donc affirmer que le peuple d’Israël vivait des moments très difficiles. Mais ce qui est important de se rappeler ici, c’est que Dieu n’abandonne jamais son peuple. Il lui prépare un avenir glorieux et son plan est annoncé dans le livre du prophète Jérémie (Jérémie 29-33). Il se résume en six bénédictions importantes :

  1. Fin de la captivité (la délivrance)
  2. Guérison (les souvenirs amers de la captivé sont effacés)
  3. Deuil changé en allégresse (les conditions de vie changent)
  4. Restauration (prospérité)
  5. Longévité
  6. Multiplication

Voilà ce que Dieu a préparé pour votre vie.

Daniel nous sert de modèle. Il a découvert ce plan et c’est ce qui l’a conduit à livrer bataille dans le jeûne et la prière (Daniel 9-10). Il voulait voir les promesses de Dieu s’accomplir dans sa vie et dans celle de son peuple. C’est la raison pour laquelle il est entré dans un temps de jeûne et de prière.

Toutefois, ce plan si grand et merveilleux dérange le Diable. Cet ennemi peut voir ce que le Seigneur a planifié pour votre vie. C’est pour ça qu’il vous attaque constamment. Vous venez tout juste de sortir d’une épreuve, qu’aussitôt une autre survient. Cette stratégie de l’ennemi ne date pas d’hier. Lorsqu’il a vu le plan qu’avait Dieu pour la vie de Joseph, il a utilisé la femme de Potiphar pour l’attaquer. Il est même allé jusqu’à fabriquer de fausses preuves. Dans le cas de Moïse, l’ennemi s’est servi de Pharaon pour tuer tous les garçons qui naîtraient pensant ainsi éliminer l’enfant qui devait changer la destinée d’Israël. Citons encore le cas de Jésus qui est né pour sauver l’humanité de son péché. Ce projet a tellement dérangé l’ennemi qu’il s’est servi du roi Hérode pour tuer tous les nouveau-nés espérant ainsi tuer le roi des Juifs.

Le Diable est esprit. Il a besoin d’un corps pour agir. Il trouve des individus sur la terre et les emploie pour accomplir ses desseins maléfiques. Dans le cas qui nous préoccupe, il se sert d’un homme appelé Haman, un Agaguite ou un descendant d’Agag. Agag était le roi des Amalécites, un peuple païen ennemi d’Israël (Ex 17.8-16; Dt 25.17-19). Haman adorait et était probablement le prêtre d’une divinité païenne. Le roi le nomme au poste de premier ministre avec une prééminence sur tous les autres ministres. L’ennemi lui inspire un plan maléfique pour détruite le peuple choisi. Très subtilement, il ordonne à tous les citoyens du pays de s’agenouiller et de se prosterner au passage de son cortège. Mardochée, un agent de sécurité juif assis à la porte du palais royal, refuse de fléchir le genou car cela représente une attaque et une atteinte directe à sa foi. En effet, se prosterner devant Haman, ce serait non seulement prêter allégeance à un dirigeant païen mais aussi un geste qui compromettrait sa foi puisque, de ce fait, il adorerait le dieu d’Haman.

En refusant de se prosterner, Mardochée déclare la guerre à Haman et au pouvoir en place. Rempli de fureur, Haman entre chez le roi pour porter plainte contre Mardochée. En visant un seul membre de la communauté, il pouvait atteindre tout le peuple. C’est ainsi qu’à l’insu d’Israël, un plan est élaboré.

Haman, un éléphant contre une souris

Haman porte de fausses accusations en disant au roi que le peuple se tient à part, qu’il ne s’intègre pas et n’observe pas les lois du roi (Esther 3.8).

Sur ces fausses accusations, le roi juge sans avoir entendu la partie adverse et condamne le peuple. Son verdict est sans appel : tuer et dépouiller le peuple d’Israël.

Haman est une autorité de rang supérieur. Il possède cinq grands privilèges :

  1. il est Premier ministre (il a la prééminence sur tous les autres ministres de l’Empire, il est même le favori du roi);
  2. il a le pouvoir et l’autorité;
  3. il connait tous les officiers (il a des armes, des minutions);
  4. il possède le sceau royal;
  5. il possède des lettres lui accordant le droit de tuer;

Rien ne peut l’arrêter!

Il a en face de lui un misérable gardien de sécurité, un ouvrier qui est probablement payé au salaire minimum. Mais, malheureusement pour Haman, Mardochée ne s’en laisse pas imposer, car c’est un homme de prière.

La nouvelle de l’exécution des Juifs se propage comme une traînée de poudre. Imaginez l’onde de choc qu’une telle nouvelle a pu provoquer parmi les Juifs. Tous, même la reine Esther, perdent courage et pleurent sur leur sort qui est déjà scellé.

Le secret pour conquérir l’impossible

À l’annonce de l’édit, Mardochée pousse avec forces des cris amers et se rend jusqu’à la porte du roi pour sonner l’alarme. Les serviteurs et les eunuques d’Esther viennent lui annoncer les plans d’Haman. Esther décrète un temps de jeûne et de prière en prévision de sa rencontre avec le roi.

La porte d’accès au roi Assuérus est fermée, mais celle du Roi des rois est largement ouverte. D’ailleurs, il nous invite à entrer. Il est disponible pour nous écouter et agir en notre faveur.

Par le jeûne et la prière :

  • nous présentons notre dossier devant le Roi de l’univers,
  • nous nous présentons devant lui avec une copie du jugement et de la condamnation,
  • nous nous présentons devant de lui avec nos larmes,
  • nous nous présentons devant lui avec nos angoisses et nos peurs.

Le roi de Perse nous a condamnés, allons plaider notre cause à la Cour supérieur, à la cour du Roi des rois.

  • À la cour du Roi des rois, le Juge suprême nous connait.
  • Le Juge suprême est notre Père.
  • L’avocat est notre grand frère.

La cause est revue et un deuxième verdict est prononcé par le Roi des rois obligeant Assuérus à promulguer une nouvelle sentence :

  • le verdict est annulé;
  • Haman est condamné, il est humilié et exécuté sur le bois qu’il avait aménagé pour pendre Mardochée;
  • Mardochée est justifié et honoré;
  • Un dédommagement pour Israël est exigé.

CONCLUSION

La conquête se mène à genoux dans le jeûne et la prière. Les armes avec lesquelles Mardochée et Esther ont rendu possible un cas jugé impossible sont à la portée de tous.

En proclamant 2017, année de conquête, sachez que nous sommes engagés dans une année de combat. Il y aura de la résistance et de l’opposition. Les seules armes efficaces que nous ayons à notre disposition sont le jeûne et la prière. Aucun cas n’est perdu devant Dieu. Il y a un avenir pour votre travail, vos études, vos affaires, votre santé, votre couple pour autant que vous entriez dans le lieu secret du jeûne et de la prière. Faites-le aujourd’hui!

La prière n’est pas une option, c’est un mode de vie. Pour 2017, faites du jeûne et de la prière une discipline. Ayez un jour de jeûne par semaine. En tant qu’Église nous aurons un jour de jeûne et de prière à tous les mois. Le Seigneur agira en notre faveur.

Amen!

Dr Joseph Kabuya Masanka, Ph.D.

CEP / Montréal 22 janvier 2017

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